Vous gérez les devoirs, les repas, les rendez-vous médicaux, les crises du soir. Vous tenez depuis des mois, parfois des années. Le matin vous êtes déjà fatiguée avant d’avoir commencé la journée. Personne ne vous demande comment vous allez, vous, derrière tout ce que vous portez. L’épuisement maternel se vit souvent en silence.
Une mère épuisée a porté seule, trop longtemps, sans que personne ne le voie.
Ce que l’épuisement maternel raconte vraiment
Cette fatigue n’est pas seulement physique. Elle s’installe quand le corps reste en alerte trop longtemps, prêt à réagir à la prochaine crise, au prochain appel de l’école, au prochain réveil nocturne. À force, il n’y a plus de moment où vous pouvez vraiment vous poser.
Beaucoup de mères pensent qu’il faut tenir encore un peu, que ça va passer. Mais un corps qui ne récupère jamais finit par le faire savoir, par la fatigue, l’irritabilité, ou ce sentiment de ne plus se reconnaître.
Ce que la kinésiologie va chercher
Beaucoup de mères se mettent en dernier depuis si longtemps qu’elles ne s’en aperçoivent plus. Un besoin repoussé ici, une envie remise à plus tard là, jour après jour. Le corps garde la trace de ce mécanisme, même quand la tête a fini par l’oublier.
En kinésiologie, on écoute ce que le corps a à dire sur ces blocages, parfois anciens, parfois récents. C’est souvent là que se trouve la clé de cette fatigue qui ne passe pas.
Le bilan permet de comprendre ce qui, précisément, maintient votre corps en alerte.
Ce que montre la recherche
Une étude internationale publiée en 2021 (Roskam, Mikolajczak et coll., Affective Science) a interrogé 17 409 parents dans 42 pays, dont 71 % de mères. L’épuisement parental varie beaucoup d’un pays à l’autre. Il est plus fréquent dans les cultures individualistes.
Ce que j’ai observé chez 3 mamans
Dans le cadre de ma formation, j’ai réalisé un mémoire sur l’épuisement maternel. J’ai accompagné 3 mamans, chacune sur 3 séances espacées d’au moins 3 semaines. Elles remplissaient un questionnaire avant la première séance, puis un après chaque séance. Toutes les trois portaient une fatigue installée, avec le sentiment de s’être oubliées au profit des autres.
La première a noté sa légèreté à 10 sur 10 et sa clarté mentale à 9 sur 10 après chacune des 3 séances. Son énergie, elle, a baissé au fil des séances. Elle se sentait vidée après un travail émotionnel important. Elle a ensuite quitté un emploi où elle ne se sentait pas respectée et s’est orientée vers un métier compatible avec les horaires de ses enfants.
La deuxième a commencé à 4 sur 10 en énergie et terminé à 8 sur 10. Elle évalue sa clarté sur ses besoins à 9 sur 10. Elle dit dormir plus légèrement et avoir des pensées plus calmes.
La troisième est passée de 5 à 6 sur 10 en énergie, alors que sa fin d’année était très chargée. Elle raconte pourtant être plus posée avec son fils aîné et prendre plus de distance face aux situations.
Ces résultats concernent 3 mamans. Ils reposent sur leurs réponses écrites et sur mes observations. Il n’y a pas de groupe de comparaison, et je connaissais déjà certaines d’entre elles. Je les présente comme ce que j’ai observé, pas comme une preuve générale.
Ce qu’on fait en séance
Je commence toujours par un bilan pour comprendre l’origine de votre fatigue. Nous travaillons ensuite avec des mouvements doux issus de la kinésiologie, pour aider votre corps à sortir de l’alerte dans laquelle il est resté bloqué.
L’objectif est de vous redonner accès à un vrai repos, celui qui répare, pas seulement quelques heures de sommeil de plus.
Je suis praticienne en kinésiologie, formée pour accompagner ces blocages liés à la fatigue et au surmenage.

Les mamans qui viennent me voir pour cet épuisement repartent souvent plus légères, apaisées, heureuses, ce sont leurs mots. Si cette fatigue dure depuis trop longtemps, un bilan permet de comprendre ce qui la maintient.




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