8h30, devant l’école. Votre enfant est accroché à votre jambe. Il pleure, il supplie, il ne veut pas vous lâcher. Autour de vous, d’autres enfants entrent en courant, sac à dos sur les épaules, sans un regard en arrière. Vous vous sentez seule avec cette scène qui se répète chaque matin. Selon les Manuels MSD, l’angoisse de séparation touche presque tous les enfants dans une certaine mesure. Elle devient un trouble quand elle dure au moins un mois et fait beaucoup souffrir.
Votre enfant pleure parce qu’il a peur. Vous, vous partez avec la boule au ventre.
Angoisse de séparation à l’école, ce qui se joue chez votre enfant
Pour un enfant, se séparer de sa mère ou de son père, c’est perdre pendant plusieurs heures sa base de sécurité. Il le vit parfois comme un danger réel.
Certains enfants s’adaptent vite. D’autres restent bloqués dans cette peur, jour après jour, malgré les rituels du matin et votre patience. Alors que vous faites tout ce qu’il faut, votre enfant n’arrive pas à se rassurer.
Ce que cette peur peut vouloir dire
Chez certains enfants, la peur de la séparation vient d’un vécu précis, jamais expliqué avec des mots. La fin d’un contrat chez la nounou sans un mot pour raconter pourquoi, un changement d’école décidé par les adultes du jour au lendemain. L’enfant a ressenti la séparation comme une perte sans comprendre ce qui se passait ni pourquoi. Cette histoire reste bloquée quelque part chez lui et ressort au moment des séparations suivantes.
Chez d’autres enfants, un réflexe archaïque de peur reste actif. Ces réflexes sont des réactions automatiques du bébé, utiles à la naissance, qui doivent normalement s’effacer avec la maturation. Quand l’un d’eux persiste, l’enfant garde une vigilance de fond, une difficulté à se sentir en sécurité même quand rien ne le menace vraiment.
En séance, je travaille selon ce que révèle le bilan. Les deux causes sont parfois liées.
Ce qu’on fait en séance
Je commence toujours par un bilan pour comprendre l’origine du blocage chez votre enfant. Selon ce qu’il révèle, nous déposons ensemble l’histoire qui a marqué votre enfant pour qu’il puisse enfin la raconter avec ses mots à lui, ou nous travaillons sur les réflexes archaïques.
L’objectif est de redonner à votre enfant les ressources pour vivre cette séparation sans qu’elle le submerge.
Je suis certifiée par Audrey Mée à la méthode Raconte-moi mon histoire®, en plus de ma formation en kinésiologie et en réflexes archaïques.

Et vous, dans tout ça ?
Alors que votre enfant pleure à la grille, vous repartez parfois la gorge serrée, sans trop savoir pourquoi cette scène vous touche autant.
Ces séparations réveillent parfois quelque chose de plus ancien chez vous. Ce sujet mériterait un article à lui seul, je le traiterai bientôt. Une séance peut aussi vous être adressée, à vous, pour comprendre ce que ce moment réveille.
Si les matins devant l’école sont devenus un poids pour votre enfant et pour vous, une séance peut l’aider à retrouver de la sécurité.
À lire aussi, Réflexes archaïques chez l’enfant, ce qu’il faut savoir.




3 réponses à « La séparation à l’entrée de l’école, pourquoi certains enfants n’y arrivent pas »
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