22 heures, votre enfant vous rappelle pour la cinquième fois. Il a soif, il a peur du noir, il veut encore un câlin. Ou alors il s’endort sans problème et se réveille en pleurant au milieu de la nuit, sans que vous compreniez pourquoi. Vous avez essayé les rituels, la veilleuse, le doudou. Rien ne change vraiment. Un sommeil difficile chez l’enfant épuise toute la famille.
Alors que votre enfant a sommeil, il se bat contre le sommeil. Il lui manque de se sentir en sécurité, une fois les lumières éteintes.
Sommeil difficile chez l’enfant, ce qui se joue la nuit
La nuit, il n’y a plus de jeux, plus d’écran, plus d’activité pour occuper l’esprit de votre enfant. C’est souvent le moment où ce qu’il n’a pas pu exprimer dans la journée remonte. Pour bien dormir, un enfant a besoin de se sentir en sécurité, pas seulement fatigué. Selon Vidal, 20 à 30 % des enfants de moins de 6 ans ont des troubles du sommeil.
Certains enfants dorment mal depuis toujours. D’autres dormaient bien avant. Quelque chose a changé sans raison apparente. Dans les deux cas, vous faites déjà ce qu’il faut. Le sommeil de votre enfant cherche à vous dire quelque chose.
Ce qui peut expliquer ce sommeil agité
Il arrive qu’une histoire jamais racontée avec des mots perturbe le sommeil d’un enfant. Une naissance difficile, une séparation des parents, l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur vécue comme une mise à l’écart. La nuit venue, sans les distractions du jour, cette histoire ressort sous forme de peurs, de réveils ou de refus de s’endormir seul. En séance, je propose à votre enfant de raconter cette histoire avec des mots et des peluches, selon la méthode Raconte-moi mon histoire®, créée par Audrey Mée, pour qu’elle n’occupe plus ses nuits.
Il arrive aussi qu’un réflexe archaïque de peur reste actif. Le réflexe de Moro en fait partie. Ce réflexe automatique du nourrisson, utile à la naissance pour réagir aux dangers, doit normalement s’effacer avec la maturation. Quand il persiste, l’enfant garde une vigilance de fond qui l’empêche de se relâcher complètement, même la nuit.
En séance, je fais un bilan pour identifier ce qui explique le sommeil de votre enfant. Les deux causes sont parfois liées.
Ce qu’on fait en séance
Je commence toujours par un bilan pour comprendre l’origine du trouble du sommeil chez votre enfant. Selon ce qu’il révèle, nous déposons ensemble l’histoire qui occupe encore ses nuits, ou nous travaillons sur le réflexe archaïque concerné.
L’objectif est d’aider votre enfant à se sentir plus en sécurité la nuit.
Je reçois les enfants au cabinet du Beausset, dans le Var, le lundi et le samedi. Le détail se trouve sur la page accompagnement des enfants.
Si les nuits restent mauvaises depuis plusieurs semaines, parlez-en d’abord à votre médecin ou à votre pédiatre.
Je suis certifiée par Audrey Mée à la méthode Raconte-moi mon histoire®, en plus de ma formation en kinésiologie et en réflexes archaïques.

Quand le sommeil agité s’accompagne d’autre chose
Certains enfants qui dorment mal font aussi pipi au lit passé l’âge de la propreté acquise. Ce lien n’est pas prouvé scientifiquement à ce jour, mais j’observe souvent au cabinet un réflexe de Galant actif chez ces enfants. J’y consacrerai un article à part entière, ce sujet mérite plus qu’un paragraphe.
Si les nuits de votre enfant vous inquiètent depuis un moment, un bilan permet d’y voir plus clair.
Pour aller plus loin
Héloïse Junier, psychologue de l’enfance, a écrit Le sommeil du jeune enfant (Dunod, 2025), pour les parents d’enfants de 0 à 6 ans.
À lire aussi, Réflexes archaïques chez l’enfant, ce qu’il faut savoir et La séparation à l’entrée de l’école, pourquoi certains enfants n’y arrivent pas.


